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Bien choisir un Professionnel

La surélévation d'immeuble, pas à pas


La surélévation d’un immeuble se définit par la modification de l’architecture d’un bâtiment collectif, pour l’agrandir et créer un ou plusieurs étages supplémentaires. Ce qui implique donc également une modification de sa toiture.
Les travaux nécessaires pour ce type de transformation mettent en œuvre de nombreuses expertises. Ils requièrent aussi l’obtention de plusieurs accords administratifs : notamment copropriété, et mairie.
Cet article passe en revue tout ce qu’il faut savoir avant de lancer un projet de surelevation d’immeuble. Et comment trouver l’architecte qui saura vous accompagner au mieux.

Passage Architecture — Architecte

Dernière mise à jour le 26/11/2021 • Crédit Photo: Irvin Stock

1 – Pourquoi faire surélever son immeuble ?


A première vue, faire surélever son immeuble peut paraître beaucoup plus compliqué que d’opter pour le déménagement.
Mais l’option de la transformation revêt de nombreux avantages :

• Agrandir la surface de son habitation dans une copropriété qu’on connait, et dont on mesure les avantages et les inconvénients. Certains inconvénients pourront d’ailleurs être corrigés en partie avec les nouveaux travaux (agencement hors murs porteurs, vue, luminosité), 

• Ne pas quitter son quartier quand l’on apprécie,

• Obtenir une surface supplémentaire à un coût potentiellement inférieur au prix du marché,

• Ou tout simplement de l’espace supplémentaire dans une zone immobilière en situation de rareté, du fait de l’urbanisation et de prix élevés,

• En profiter pour réaliser un agrandissement en phase avec les normes environnementales actuelles, plus performantes que dans l’ancien.   

Mais pourquoi agrandir par surélévation, plutôt que par construction au niveau du sol ?

• Contrairement à un agrandissement de maison individuelleil est rarement possible de construire au rez-de-chaussée dans une copropriété. En effet, les communs sont souvent déjà affectés à des usages indispensables : cour d’immeuble, boxes, locaux techniques…

• C’est surtout l’attrait de la hauteur qui va représenter un réel avantage : une vue plus dégagée, un appartement plus lumineux, moins de vis-à-vis.  Voire pourquoi pas ? Un caractère totalement exceptionnel, qui sera renforcé par un aménagement qualitatif.

• La nécessité de refaire la toiture de l’immeuble peut conduire à réaliser de bien meilleures performances énergétiques. C’est un avantage économique pour vous. Mais aussi pour les autres copropriétaires de l’immeuble, si leur confort énergétique s’améliore après les travaux.

• Une surelevation d’immeuble, bien réalisée, permet de conserver l’harmonie visuelle des bâtis. Elle peut même s’intégrer en toute discrétion dans l’urbanisme local. Un atout de poids pour faciliter l’obtention du permis de construire auprès des élus locaux, et une bonne acceptation du changement par votre voisinage. 
 

2 – Démarches auprès de l’assemblée des copropriétaires


Dans un immeuble, un projet de surélévation commence par une discussion avec les membres de votre copropriété.

Un des copropriétaires est à l’origine de la demande : il s’agit généralement de celui qui souhaite agrandir son logement.
Il va devoir convaincre beaucoup de copropriétaires, car le projet de surelevation ne peut être initié que par une assemblée générale de copropriété.
Ce type de résolution est soumis à la majorité des voix de l’ensemble des copropriétaires de l’immeuble : cf article 25 alinea b) de la Loi du 10/07/1965 sur le statut de la Copropriété des immeubles bâtis. 
Cependant, si, lors d’une assemblée, la majorité de l’article 25 n’est pas obtenue, mais que l’on atteint tout de même le score d’1/3 de ces voix, l’assemblée procède alors immédiatement à un second vote.  Celui-ci est soumis à la majorité des voix des copropriétaires présents, représentés ou ayant transmis leur vote par correspondance (soit la majorité de l’article 24, prévue pour les travaux d’entretien de l’immeuble). Cette nouvelle règle, instaurée en 2019, permet d’éviter des situations de rejet, dans le cas où de nombreux copropriétaires n’auraient pas transmis leurs votes. Elle rend l’autorisation du projet plus facile à obtenir.
 
L’autorisation de démarrage du projet va donc dépendre en grande partie du nombre de copropriétaires présents dans l’immeuble : s’ils sont peu nombreux, ou si peu d’entre eux détiennent une majorité des droits de vote, il sera plus facile de mettre en place une stratégie pour les convaincre. Dans le cas d’une grande copropriété, avec des tantièmes répartis de façon homogène, l‘obtention de l’accord de l’AG sera plus complexe.
 
Pour convaincre les autres copropriétaires, il vous faudra des arguments. En voici quelques uns, qui pourront faciliter votre projet :

• Acheter à la copropriété un "droit aérien", qui vous permettra de construire en hauteur.

• Éventuellement, le compléter d’une indemnité financière, pour compenser les nuisances liées aux futurs travaux.

• Proposer la prise à votre charge de travaux de rénovation ou d’amélioration de l’immeuble, qui seraient réalisés en même temps que le projet : par exemple, une meilleure isolation de la nouvelle toiture, la pose de panneaux solaires, des embellissements ou le ravalement de la façade, qui auraient pour conséquence de valoriser le patrimoine commun. Ou tout autre type de travaux nécessaires à la collectivité.

• Rappeler aux autres copropriétaires que la création de cet agrandissement aura pour conséquence une modification de la répartition des charges de copropriété : vous en paierez plus, et eux, moins.  
Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons d’anticiper cette discussion, en rencontrant séparément vos voisins avant l’assemblée générale, pour leur expliquer en détail votre projet, et les rassurer.
Votre architecte vous aidera à bâtir un dossier : les questions d’ordre administratif, technique, et financier devront être anticipées. 

Pour ne pas perdre de temps, vous contacterez également le Conseil syndical, qui pourra demander au syndic de soumettre votre projet à l’avis d’un architecte de copropriété. En fonction des règlements de copropriété, un avis favorable du conseil syndical peut être nécessaire. Dans tous les cas, son assentiment sera un plus non négligeable.

 

3 – Obligations administratives pour la surélévation d’un immeuble d’habitation


Une fois obtenu l’accord de votre assemblée générale, vous pourrez entamer les démarches auprès de votre mairie.
 
Un projet de modification d’immeuble se conçoit obligatoirement à partir du PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la mairie où est situé le bien. 
Le PLU impose des règles d’urbanisme pour chaque zone de la commune :
 
• ce qui est permis, 
• ce qui ne l’est pas,
• et les éventuelles particularités régionales à respecter.
 
Par exemple, un type de toiture peut être imposé aux copropriétaires, pour conserver une harmonie architecturale. Ainsi, ce qui peut être recommandé à Paris, ne l’est pas forcément à Lyon. 
 
Le PLU est disponible directement à la mairie, ou sur le site internet de votre commune. Il est découpé en zones, soumises à des règles différentes. Un plan de zonage vous permettra d’identifier la zone qui vous concerne. 
 
Du PLU, dépendent, notamment :

• la hauteur maximum autorisée en façade, retrait, faîtage, et en limite de parcelle. Ce seront les premiers critères à regarder.
• les inclinaisons, dont certaines peuvent être imposées pour la toiture, 
• le nuancier de couleurs, qui peut être imposé pour les revêtements extérieurs.  

Des contraintes additionnelles peuvent s’appliquer si votre immeuble est situé à moins de 500 mètres d’un bâtiment classé MH (Monument Historique). Vous pourrez également vérifier cette information sur le plan de zonage du PLU. Cela peut être assez fréquent si vous êtes dans le centre-ville d’une agglomération historique. 
Si tel est le cas, votre demande de permis de construire sera également soumise à l’accord de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France) de votre département.
 
A Paris spécifiquement, un Architecte Voyer étudiera également votre dossier. Il est en charge, notamment, de tout ce qui a trait à l’impact des nouvelles constructions sur la voirie de la capitale.
 
Votre architecte bâtira donc un projet en fonction des différentes règles du PLU. Ce projet sera généralement soumis à un dépôt de Permis de Construire (PC).
 
Votre dossier de demande de permis de construire comprendra notamment :

• Un plan de situation.
• Un plan de masse.
• Les plans des façades de l’immeuble, avant et après projet.
• Des plans de coupe.
• Une note détaillée sur le futur projet.
 
Il faut compter 3 mois minimum pour une obtention de PC, et plus un mois si votre immeuble est en secteur ABF. 
Votre mairie pourra vous demander des précisions complémentaires sur le dossier, ce qui peut assez vite rallonger les délais. 
 
 Après ces démarches, l’accord de la mairie sur votre permis de construire vous permettra d’obtenir le droit de surelevation de l’immeuble
 
Attention, le recours des tiers reste possible pendant 2 mois, à partir de l’affichage du panneau d’obtention de votre permis de construire sur le lieu du projet. Alors n’oubliez pas l’affichage. Voire mieux, prenez-en une photo !

 

4 - Les étapes d’un chantier de surelevation d’immeuble


Un projet de surelevation d’immeuble se déroule en 3 phases principales :

► La phase avant travaux se compose de la conception du projet, de la présentation aux copropriétaires, et de la réalisation des obligations administratives. 

• En tout premier lieu, définissez votre budget. Comment comptez-vous financer ce projet : sur fonds propres, ou via un emprunt ? La question pourra vous être posée en AG, pour vérifier la solidité de votre projet. Par ailleurs, si vous habitez déjà l’immeuble, le chantier entrainera des couts de relogement provisoire. Il faudra en tenir compte dans votre budget. 

• Listez vos attentes principales pour ce projet de surélévation. Classez-le ensuite par ordre d’importance décroissante. Puis, définissez 3 priorités. Cela vous aidera en cas d’arbitrage économique éventuel.  

• Choisissez un architecte (Comment ? Voir le paragraphe 8 cet article). Cette étape est cruciale pour maximiser les chances d’acceptation de votre projet par la copropriété.  

• Bâtissez ensuite un projet détaillé avec votre architecte : il réalisera une étude de faisabilité technique, mais aussi réglementaire, et financière. Ce dossier devra être suffisamment précis pour être présenté à votre assemblée de copropriété.  

• Présentez le projet aux autres copropriétaires : soyez précis, transparent. Débâtez, faites des concessions. Il est impossible que votre projet soit parfait. Acceptez que les copropriétaires vous demandent quelques modifications. Ils doivent se sentir à l’aise.   

• Lorsque vous serez parvenu à une proposition acceptable par tous, il sera important de faire valider les hypothèses de l’étude préalable.   

• Un métrage par géomètre-expert sera indispensable, si l’on ne dispose pas de plans suffisamment précis au début du projet. Son relevé des limites de votre terrain pourra vous éviter un refus de la mairie, ou des recours de tiers contre le projet.   

• Il faudra commander un diagnostic des fondations existantes, et éventuellement une étude de sol. Pour ce faire, le recours à un ingénieur structure sera indispensable. Il proposera et dimensionnera les choix « structurels » de la future construction.  

• Ensuite, le projet pourra entrer dans une phase plus détaillée : un programme, des méthodes de construction, et la durée des différentes phases de travaux, seront précisés. Vous saurez à ce moment comment envisager votre solution de relogement : pendant tout ou partie de la durée du chantier, avec déménageur et/ou garde-meubles (notamment en cas de suppression provisoire de la toiture).  

• Votre architecte effectuera ensuite un appel d’offre afin de choisir les entreprises qui pourront effectuer les travaux.  

• Après obtention du permis et affichage du panneau de chantier, procédez ensuite à la déclaration en ligne d’ouverture de chantier (sur le site Service-Public).  

• Essayez d’attendre que votre permis soit purgé des recours éventuels, avant de démarrer les travaux.


► La seconde phase sera la phase des travaux. Elle comprend notamment le gros œuvre :

• Le retrait de la toiture existante, 
• La protection du bâtiment des intempéries,
• La création du plancher, 
• Le montage des murs rehaussés,
• La création de la nouvelle toiture, avec ou sans charpente,
• La pose des menuiseries extérieures.

En parallèle, une fois le bâtiment mis hors d’eau et d’air, le second œuvre peut démarrer, puis les finitions.


► La troisième phase se compose de la réception des travaux, suivie des démarches de fin de chantier :

• Généralement, un rendez-vous de fin de chantier est organisé en présence du client, de l’architecte, et des différentes entreprises ayant participé au chantier. Il conviendra d’y adjoindre un membre du conseil syndical pour les parties communes. Ou a minima, d’échanger avec celui-ci pour s’assurer au préalable que les travaux attendus sont bien conformes. La réception des travaux devra être faite par écrit, pendant le rendez-vous. Prévoyez du temps. Il vous faudra passer en revue tous les services fournis. 

• La date de réception des travaux est fondamentale. Elle sera le point de départ de vos garanties légales de travaux :

- La garantie de parfait achèvement est valable un an.
- La garantie de bon fonctionnement est valable deux ans.
​- En complément, la garantie décennale, comme son nom l’indique, est valable dix ans.

​• Enfin, vous adresserez à l’urbanisme une déclaration attestant l’achèvement et de la conformité des travaux. Le service de la mairie disposera de trois mois pour éventuellement en réfuter la conformité. En l’absence de retour de leur part, demandez une attestation de conformité à la mairie.
 

5 – Architecture et matériaux pour la surélévation d’un immeuble


En pratique, différentes techniques de surélévation sont envisageables. C’est votre architecte qui vous guidera pour choisir le meilleur projet, en fonction :

• De vos attentes définies pour le projet, 
• Mais aussi des contraintes techniques du bâtiment existant, 
• Et en vous conseillant sur les sujets de durabilité et d’éco consommation d’énergie.
 
Le sujet technique majeur sera celui du poids supplémentaire à faire porter sur le bâtiment existant
En effet, les fondations de l’immeuble à surélever ne doivent pas être affectées par la charge apportée par le nouvel étage. C’est pourquoi on privilégiera des matériaux à faible densité. Toutes choses étant égales par ailleurs.
 
Une surélévation met en œuvre plusieurs types de matériaux :

• Des matériaux destinés à la structure.
• Des matériaux pour la toiture à reconstruire.
• Des matériaux de finition pour l’ensemble du projet.
 
 
► En ce qui concerne la structure, l’ossature bois est souvent plébiscitée :

• Elle sera beaucoup plus légère qu’une structure béton classique.
• Les éléments sont modulables : l’architecte est libre de créer la forme qu’il souhaite.
• Une partie du chantier peut être pré-montée en atelier, ce qui accélère le chantier.  Ainsi, le déménagement durant travaux peut être plus court.
• Le bois offre les meilleures performances d’isolation phonique et thermique.
• En ville, où l’espace de circulation est plus faible, le transport des matières s’avèrera plus facile.
• Et même si le bâti existant ou le PLU ne permettent pas une extension bois visible, il est toujours possible de prévoir des finitions d’enduit, pour permettre une continuité visuelle.
 
Après avis favorable de l’ingénieur structure, une construction en béton peut également être envisagée, sur un bâtiment compatible avec la charge additionnelle.
Pour faciliter la construction, il sera possible d’utiliser du béton cellulaire allégé.
 
Il est également possible d’opter pour une structure en acier et verre, ou aluminium et verre, si le bâti environnant s’y prête. Une telle solution sera plus facile à proposer dans le cadre d’un quartier moderne ou contemporain. Les principaux avantages seront les suivants :

• Un style épuré, d’aspect plus aérien, qui peut s’avérer très original.
• Une luminosité optimale, sans contrainte particulière, pour peu qu’on choisisse des double-vitrages et des stores occultants performants.
• Un bâti solide, pourvu qu’il soit conçu par un spécialiste.
• Un chantier efficace et relativement rapide.
• Un style qui n’est pas réservé qu’aux seuls quartiers contemporains : on pourra créer une continuité visuelle avec un batiment ancien, en associant l’ossature métallique extérieure avec de la brique. Ou du béton, enduit dans les coloris exacts du bâti original.
• Coté budget, des possibilités assez larges existent, en fonction de la qualité des verres et matériaux de structure proposés.
 
 
► Concernant les choix pour la toiture, chaque option a ses avantages et inconvénients, en fonction du contexte :

• Si votre quartier est de style contemporain, l’option « toit terrasse » présentera de nombreux avantages : il s’agit d’un chantier peu complexe, qui permettra de réduire le poids des étages ajoutés. Si votre copropriété vous y autorise, un toiture terrasse sécurisé peut être accessible, et constituer une véritable plus-value pour votre logement. En revanche, ce type de projet nécessitera la mise en œuvre d’une solution d’étanchéité parfaitement maitrisée.
En cas de vis-à-vis, votre toiture terrasse pourra être aménagée par votre architecte ou votre paysagiste avec des végétaux et des structures souples (treillages, pergolas, arbres au feuillage persistant).

• Un toit en zinc peut également s’avérer une bonne option. Sa matière souple permettra de concevoir des volumes très variés. Par exemple, on peut imaginer une toiture contemporaine courbe. Ou, au contraire, toute forme reproduisant la structure historique du bâtiment (chien assis, occulus). Le zinc est un matériau traditionnel en ville, comme à Paris. Il constitue un atout pour voir votre projet accepté par votre mairie. D’aspect brillant au moment de la pose, il se patinera vite. Ce matériau, enfin, n’est pas forcément onéreux, car sa mise en œuvre est rapide

• Une toiture traditionnelle, faite d’une charpente et de tuiles, aura l’inconvénient d’être lourde, et plus longue à mettre en place. Elle peut cependant s’avérer nécessaire dans une zone protégée par les Bâtiments de France.
 
 

6 - Augmentez la performance énergétique de votre immeuble grâce à la surélévation


Ces travaux seront l’occasion d’améliorer la durabilité et la performance énergétique de votre immeuble.
 
Votre architecte vous proposera sans doute un bilan énergétique de votre bien, et une réflexion sur le projet à venir.
Si vous êtes accompagné d’un architecte agréé, et en fonction de vos ressources, vous pourrez peut-être bénéficier d’un financement (réseau Faire ou Qualification Rénovation énergétique RGE).
 
De nombreuses possibilités vous permettront d’obtenir une meilleure efficacité énergétique, et de réduire vos dépenses. On étudiera alors les problématiques :

• D’isolation.
• De chauffage et de rafraichissement.
• D’étanchéité et de ventilation.
• Et de luminosité.
 
La surélévation pourra améliorer nettement le rendement du chauffage, grâce à une nouvelle toiture mieux isolée, associée à des fenêtres à double-vitrages.
Attention, il se peut que votre chaudière actuelle ne soit pas suffisamment puissante pour couvrir les besoins liés à la surface agrandie. Ce point sera à regarder de près.
 
Vous pourrez aussi optimiser les apports de lumière naturelle. Grâce aux nouvelles fenêtres, mais également en installant un puits de lumière ou des fenêtres de toit. La lumière directe permettra d’adoucir la température en hiver, et de faire circuler l’air frais le soir venu en été.
 
Autre exemple d’optimisation, la toiture végétalisée. Si cet aménagement est comptible avec votre projet, il vous permettra d’équilibrer l’empreinte carbone de votre chantier.
Et votre confort n’en sera que meilleur : vous aurez moins chaud au dernier étage en été, et vos hivers se feront plus doux.
Pour ce faire, le projet doit permettre de créer un toit légèrement incliné
Et pour résoudre le problème du poids sur la structure, il est possible d’opter pour une surface recouverte de mousse, ou de végétaux couvre-sols à faible enracinement. 
Il existe des entreprises spécialisées dans l’installation de toitures végétales. Votre architecte pourra vous proposer des professionnels compétents en la matière.
 

7 - L’architecte, professionnel incontournable de la surelevation d’immeuble


L’architecte a la compétence pour synthétiser les enjeux architecturaux, techniques, réglementaires et financiers de votre projet d’extension. Il vous proposera une solution réaliste, qui tient compte de vos priorités.
 
Par ailleurs, il a l’expérience pour présenter votre projet sous son meilleur jour, pour maximiser vos chances de faire accepter votre dossier par votre copropriété et le service instructeur de votre mairie. 
Il est important également que votre dossier ne comporte aucune faille, qui pourrait permettre à un tiers d’opposer et de faire bloquer votre permis de construire, voire votre chantier.
En effet, même si la mairie s’est prononcée positivement, des voisins peuvent contester cette autorisation dans un délai de deux mois, à partir de l’affichage du fameux panneau de travaux.
 
S’agissant de travaux complexes dans un immeuble, il est possible que votre architecte vous propose d’attendre l’expiration du délai d’opposition pour démarrer le chantier.
 
Ensuite, il vous proposera une série d’entreprises expérimentées pour votre projet, avec lesquelles il a souvent déjà eu l’occasion de travailler.  
 
Puis il se changera du suivi de chantier : 

• Il coordonne et contrôle les travaux en cours. 
• Il s’assure que les normes de sécurité sont respectées, ainsi que le cahier des charges et les délais. 
• Il regroupe et valide les demandes d’acompte des entreprises de travaux.
 
 
Enfin, sachez que de toute façon, le recours à l’architecte DPLG ou HMONP est obligatoire dans certains cas, notamment en cas :
 
• De modification de façade.
• De modification de murs porteurs.
• Ou d’agrandissement portant la surface de plancher de votre appartement au-delà de 150 m2.
 
Donc il est fort possible que ce professionnel soit indispensable à votre projet de surelevation d’immeuble.

 

8 - Bien choisir votre architecte pour une surélévation d’immeuble


Pour bien choisir votre architecte, vérifiez 3 éléments :
 
• Son titre d’Architecte.
• Ses précédents chantiers de surelevation ou de modification d’immeuble.
• Sa capacité à être à votre écoute.  

Concernant la vérification de son titre d’architecte, c’est assez simple. En France, le port du titre d’Architecte est réservé aux professionnels qui respectent certains critères très précis :
 
• Sa formation passe exclusivement par l’une des 20 écoles d’architecture françaises (ENSA, ESA, ENSAIS).
• Il y a obtenu le diplôme dit « DPLG », ou, s’il est diplômé depuis 2005, le diplôme « HMONP ».
• Ses assurances professionnelles sont à jour.
• Il est inscrit à l’Ordre des architectes de la région où il est établi. En général, les architectes habilités indiquent sur leur site leur n° d’inscription à l’Ordre. Pensez à vérifier ce point avant de contracter.  

Ces critères sont incontournables. En effet, comme vu plus haut, la demande de permis de construire est quasiment inévitable en cas de surelevation. Et seul un Architecte titulaire est autorisé à la signer.
 
L’expérience des architectes en matière de surelevation est variable. En général, les architectes ne se spécialisent pas particulièrement sur cette technique, qui est une parmi d’autres. 
En revanche, vous trouverez des architectes habitués à travailler avec des copropriétés et des syndics. Sans être indispensable, ce critère sera un atout important dans le succès de votre projet. Pensez à lui demander son expérience en la matière, dès vos premiers échanges.

Si le cabinet d'architectes qui a bati l'immeuble est toujours en activité, cela peut être une bonne chose de les rencontrer. De toute façon, le syndic leur demandera sans doute un avis. Il vaut donc mieux qu'ils soient associés au projet, de près ou de loin.
 
Par ailleurs, un architecte capable d’établir un bilan énergétique, et de batir un projet d’amélioration, sera un plus. Il fera réaliser un audit énergétique sérieux. Il vous proposera des entreprises qualifiées. Eventuellement, il vous aidera à bâtir un dossier de demandes d’aides de l’état. 
 
Si vous connaissez déjà un professionnel en qui vous avez confiance, mais qui n’a jamais réalisé de surelevation, ou qui n’a pas travaillé pour des copropriétés, vous pouvez lui proposer de partager la mission avec un confrère. Celui-ci devra avoir une expérience complémentaire. Les deux professionnels devront alors être capables de travailler en équipe. Ils se répartiront les honoraires en fonction de leurs missions respectives.
 
Enfin, il est important de choisir pour architecte une personne avec qui vous communiquez facilement. Une surélévation est un gros chantier. Et un chantier est rarement un long fleuve tranquille.
C’est pourquoi il vous faudra discuter avec plusieurs architectes pour trouver le bon partenaire.
N’oubliez pas que vous pouvez, avant de vous déplacer, regarder les vidéos d’architectes de Arch & Home. Elles sont là pour ça !
 

9 – Surelevation d’immeuble : budget, avantages, et inconvénients


Bien évidemment, le budget de chaque projet est variable, en fonction des attentes du maitre d’ouvrage, et de la complexité du chantier.
C’est pourquoi une fourchette de tarifs au mètre carré ne sera qu’une indication.
 
On considère, que dans le cas d’un chantier « classique » de surelevation, réalisé dans les règles de l’Art, 3000 €/m2 est actuellement une fourchette minimale.  
Cependant, une bonne partie des tâches de ce type de chantier reste incompressible, quelle que soit la surface du projet : études préalables, échafaudage, dépose et réfection de la toiture, rehaussement des murs extérieurs…
Aussi, le prix rapporté au m2 peut être plus élevé pour une petite surface.
 
Afin de ne pas vous lancer dans l’inconnu, beaucoup d’architectes établiront au préalable une étude budgétaire globale du projet, tout compris. Elle inclura :
 
• Les prestations du géomètre, du bureau d’études structure.
• Les diagnostics obligatoires avant travaux (ex : amiante).
• Les études de sol et fondations.
• Les frais de copropriété et les indemnités à allouer aux autres copropriétaires.
• Les honoraires de l’architecte.
• Les assurances obligatoires à la charge du maitre d’ouvrage (dommage ouvrage).
• Votre relogement pendant la durée du chantier, s'il y a lieu.
• Et bien sûr, le coût des travaux proprement dits. 

L’étude financière sera à rapprocher du prix au m2 à l’achat dans le secteur recherché.
Ainsi, vous saurez si cela vaut la peine de vous lancer dans un chantier de surelevation d’immeuble.

 

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